En Terre de nulle part d’Olivier Balazuc

Absorbé par l’alcool et l’ennui, Patrick Challe, 45 ans, sans emploi, passe son temps à regarder les  informations sur les médias sociaux. En boucle, il assiste à l’impuissance des pouvoirs publics à résoudre la question de la crise migratoire. Près de chez lui, un centre de détention à ciel ouvert retient quelques migrants à l’abri des regards. Or, un jour, l’un deux  prendra  le « large » et ira se promener près de leur habitation sans bouger. La famille Challe va s’en trouver bouleversée sauf les enfants qui préfèrent continuer de vivre, n’y voyant là aucune menace ni aucun danger. Alertés, des journalistes de la presse d’information massive vont repérer le phénomène et scruter cette famille « ordinaire » dans les moindres faits et gestes afin d’inciter Patrick le chômeur, à passer à l’acte. Alors, la peur de « l’autre » va devenir obsessionnelle et le père de famille, un soir, sur un coup de sang va commettre l’irréparable. Prenant son fusil chargé, il tirera au hasard pensant atteindre l’homme errant, mais tuera sa propre fille qui jouait dans la cour. Lui, qui voulait une bonne fois pour toute, régler le problème de ce parasite, va en définitive anéantir sa famille et ainsi devenir « frère de misère » avec ce migrant. Sans parler la même langue, le réfugié voulait tout simplement entrer en communication avec eux. Les destins tragiques se rejoignent. La Tragédie des hommes, quel que soit leur « camp ».

Thèmes : crise, errance humaine, chômage, alcool, désespoir, pauvreté, médias sociaux, information massive, cynisme, tragédie.

Générique de fin : chanson de Georges Brassens, La mauvaise réputation.

Durée : 30 minutes.